lundi 11 avril 2016

Un restaurant licencie ses robots-serveurs

Un restaurant licencie ses robots-serveurs

Un restaurant licencie ses robots-serveurs

A ceux qui ont peur de se faire voler leur emploi par un robot, sachez que ceux-ci subissent aussi la pression du marché ! Un restaurant de Canton licencie des robots-serveurs jugés incompétents.

Les progrès en robotique et en intelligence artificielle n’arrêtent pas de nous surprendre. Mais si l’erreur est humaine, il semble que la règle vaille aussi pour certaines machines...
Très populaires dans certains pays d’Asie comme la Chine, de nombreuses entreprises, commerces, et services se sont dotés de robots pour remplacer leurs employés, sans sourciller. Il faut dire qu’avec eux, pas besoin de tickets restaurant ou de couverture santé. Tout pour plaire !
Mais nous aurait-on menti ? Il faut croire que ces employés ne serait pas si parfaits. En effet, bon nombre d’entre eux sont en train de se faire débrancher pour incompétence. Le site Shangaiist révèle qu’au lieu de faire gagner du temps aux équipes, les robots se révèlent assez maladroits. « Ils n’étaient pas capable de porter des bols de soupe ou d’autres plats de façon stable, et ils tombaient souvent en panne. Le boss a décidé de ne plus les utiliser », confie un employé. Une serveuse pointe du doigt les limites de ses collègues high tech. « Leurs compétences sont limitées. Ils ne peuvent pas prendre de commande, ni verser de l’eau chaude pour le thé ».
Embaucher un robot coûte environ 50 000 yuans, soit plus de 6 000€, sans compter les centaines de yuans chaque mois pour l’électricité et les réparations. Certes, l’investissement reste moindre par rapport au salaire d’un employé humain, mais il ne faut pas oublier que le client est roi. Et si un serveur, aussi futuriste soit-il, ne se montre pas à la hauteur, c’est la fréquentation de l’établissement qui en pâtit directement.
Zhang Yun, vice-principal de l’université de technologie du Guangdong, explique que si les robots sont d’excellents moyens d’augmenter la productivité quand ils sont assignés à des tâches répétitives, ils ne sont pas adaptés aux emplois qui demandent des interactions fréquentes avec les humains.
Pourtant, au Japon, c’est l’androïde ChihiraAico qui accueille les clients du grand magasin Mitsukoshi… Espérons pour elle qu’elle dure plus longtemps que ses confrères chinois !

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