mardi 28 juin 2016

Comment vivrons-nous en 2020 à Paris ?

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Comment vivrons-nous en 2020 à Paris ?


Publié le 27/06/2016 Florence Berthier Twitter : @Berthierflo



Se déplacer, se restaurer, s’informer, la ville de Paris est en train de d’évoluer en une cité toujours plus communicante. Nous sommes en 2020 et voilà ce que nous offre la ville lumière…

L'IPAG Business School, en collaboration avec l'Institut de l'économie circulaire et la Fondation Nicolas Hulot, a réalisé une étude intitulée « Sur la mise en œuvre de l’économie de fonctionnalité : Paris 2020 ». En se basant sur les nouveaux comportements des consommateurs et partant de leur point de vue et de l’approche par les besoins, l’étude a dégagé 4 axes qui permettent d’imaginer ce que pourrait être Paris, ou toute agglomération française en 2020 en matière de mobilité, d’hébergement, d’alimentation et d’équipements. Ainsi, « l’étude plus créative que prospective permet d’inventer demain. Tous les domaines de la vie quotidienne  seront régis par un accès plus simple aux ressources, moins de gaspillage et donc une meilleure optimisation des usages. Avec l’aide de 4 étudiants de l’IPAG en Master 2 « Supply chain management et Economie Circulaire », les différentes équipes ont réfléchi et scénarisé l’avenir à partir de ces constats. Ainsi, Paris en 2020 sera plus écologique, égalitaire et rentabilisée », analyse Dominique Bonet Fernandez, enseignante chercheuse à L’IPAG et en charge de l’étude. Focus…


L’économie collaborative fera loi


Avec les Vélib, Autolib… nous sommes entrés dans l’ère de l’économie collaborative et d’ici 5 ans, cette économie de la fonctionnalité, où la propriété ne prime pas sur la fonction de l’objet, fera loi. « Nous nous sommes demandés comment chaque secteur de la consommation serait impacté par cette nouvelle économie et comment nous la vivrions dans notre quotidien. Notre étude se focalise donc sur l’économie de la fonctionnalité mais toutes les stratégies de réduction des flux de matière s’imbriquent dans ce modèle économique et nous les avons intégrés à l’étude. Il est question de nouveaux comportements de consommation basés sur la mutualisation, l’échange, le troc et la location que nous avons mis en exergue et qui répondent aux nouvelles attentes et besoins des citoyens », précise Anne de Béthencourt de la FNH.


Demain, où habiterons-nous ?


En 2020, les Parisiens souhaiteront vivre dans des immeubles Eco-conçus, c’est-à-dire autonomes en termes d’énergie, où il fait bon vivre (chaleur, lumière, etc…) et réalisés à base de matériaux d’isolation recyclés par des associations socialement responsables (insertion et réinsertion). Les étudiants parisiens seront amenés de plus en plus à se déplacer pour leurs études, leurs stages, leurs emplois en alternance et ce à travers toute la France et dans le monde. Au lieu de louer des appartements dans deux villes différentes, ils échangeront leurs appartements avec des étudiants dans la même situation dans une autre ville, évitant une double location pour quelques jours ou semaines par mois.

Une réflexion sur le meilleur usage des ressources immobilières inoccupées ou sous utilisées amènera les entreprises et les universités par exemple dont les espaces ne sont utilisés que dans des périodes précises (septembre à avril) à faire des échanges ou à louer ces espaces inoccupés. Ces solutions pourront aussi s’étendre et s’appliquer aux gares et aux autres espaces collectifs inexploités de la ville.


Demain, que mangerons-nous ?


2020, verra naître une agriculture urbaine en plein cœur de Paris. Là encore, le moteur principal de ce développement est la valorisation de l’espace non utilisé. Ainsi, les jardins publics, les toits, les terrasses seront utilisés pour cultiver et produire localement des fruits, des légumes, des céréales… avec un impact environnemental positif puisque les aliments frais ne traverseront plus la France pour arriver dans nos assiettes, mais juste le coin de la rue. L’alimentation en vrac explosera, ainsi que le système de consigne avec là encore une baisse de l’impact carbone grâce à l’absence de packaging et donc une diminution des déchets.


Demain, comment nous déplacerons-nous ?


Et si les pires cauchemars des Parisiens prenaient fin en 2020 ? C’est ce que prédit l’étude : plus d’embouteillages et des places de parkings faciles à trouver. Non ce n’est pas un rêve mais une réalité à  l’ère des smart cities, grâce à des applications qui permettront de trouver les places disponibles dans Paris en temps réel et qui nous éviteront de tourner en rond pendant des heures. Des navettes professionnelles  permettront aux travailleurs de ne pas prendre leur voiture pour aller travailler, traversant Paris d’un point à un autre sans arrêt, limitant par la même occasion l’impact carbone. Et enfin, en libérant Paris des camions de livraison grâce à l’utilisation du métro la nuit, les marchandises seront livrées depuis les gares vers les quartiers commerçants; la logistique du dernier kilomètre sera optimisée et le trafic fluidifié durant la journée.


Demain, comment nous équiperons-nous ?


2020 verra la fin de la fracture numérique, qu’elle soit intergénérationnelle, socio-culturelle ou économique. Tout le monde aura accès aux technologies grâce à la location de courte ou longue durée ou la mutualisation des équipements (ordinateurs, imprimantes, scanner…) et des accès internet. Ainsi, par exemple dans un même immeuble parisien où se côtoient toutes les générations et profils socio-économiques, les habitants partageront entre eux leur wifi et leurs objets connectés selon leurs besoins. En effet, pourquoi acheter une imprimante alors qu’on imprime qu’une fois par an des billets de train ? Mais ce partage s’étendra à tous les objets électriques et électroniques du quotidien et pourra prendre la forme d’échange, de troc ou de location. Alors si Paris en 2020 sera toujours et encore plus communicante, elle le sera grâce à plus de fonctionnalités et plus de créativité permettant de mieux y vivre concrètement mais aussi de s’y épanouir et pourquoi pas de s’y évader.

Florence Berthier
Après des études d’Histoire, elle bifurque vers le journalisme et se pique de publicité, de créativité, de marketing et de conseil média chez CB News. Chez INfluencia pas de pré carré, mais de la diversité et du décryptage encore et toujours. Son idéal.

Twitter : @Berthierflo