mardi 22 mai 2018

Adobe débourse 1,68 milliard de dollars pour s’offrir Magento Commerce#gerardpocquet#https://www.frenchweb.fr#Shutterstock.

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Maxence Fabrion



Adobe débourse 1,68 milliard de dollars pour s’offrir Magento Commerce

Il s’agit de la plus grosse acquisition d’Adobe depuis près d’une décennie. L’éditeur de logiciels de création et de gestion de données a annoncé le rachat de la société californienne Magento Commerce, qui propose des solutions pour créer et gérer des sites e-commerce. Le montant de l’opération, qui devrait être finalisée au cours du troisième trimestre de l’exercice fiscal 2018 d’Adobe, s’élève à 1,68 milliard de dollars. Auparavant, le fonds d’investissement britannique Permira avait racheté Magento Commerce à eBay en 2015. En parallèle de cette acquisition, Adobe a annoncé son intention de racheter jusqu’à 8 milliards de dollars de ses actions d’ici la fin de l’exercice fiscal 2021.
Fondée en 2008 par Roy Rubin et Yoav Kutner, Magento Commerce propose aux marques et aux commerçants des outils B2B et B2C pour assurer la conception et la gestion de sites marchands. Les solutions de la société américaine permettent ainsi de gérer les ventes en ligne, les expéditions et le retours des marchandises, et d’offrir une meilleure visibilité aux commerçants en diffusant des publicités sur les réseaux sociaux. Parmi ses clients, l’entreprise compte notamment Burger King et Coca-Cola.

Relancer la branche Experience Cloud 

Ce rachat doit permettre à Adobe de doper l’activité de son écosystème Experience Cloud, qui permet à ses clients de piloter leurs opérations marketing et de gérer leurs données. Cette branche génère moins de revenus et se développe plus lentement que son activité de logiciels créatifs comme Photoshop. Adobe mise ainsi sur Magento Commerce pour enrichir son offre et parvenir à diversifier son activité, en mettant l’accent sur le marketing digital et désormais le commerce en ligne.
En se renforçant sur ce marché, Adobe espère gagner du terrain avec des mastodontes, comme SAP, Oracle et Salesforce, ou encore des acteurs comme le Canadien Shopify et le Français PrestaShop, positionnés exactement sur le même segment que Megento Commerce.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

vendredi 18 mai 2018

OPEN de la Fraternité - Samedi 22 septembre 2018 - Golfd'Apremont#gerardpocquet


GAIA Design, la start-up du Français Philippe Cahuzac, lève 15 millions de dollars pour partir à la conquête du Mexique#gerardpocquet#https://www.frenchweb.fr


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GAIA Design, la start-up du Français Philippe Cahuzac, lève 15 millions de dollars pour partir à la conquête du Mexique https://www.frenchweb.fr


Le montant

La start-up mexicaine GAIA Design, qui développe une marketplace de meubles design, a bouclé un tour de table de 15 millions de dollars mené par Rise Capital. Variv Capital, French Partners, plateforme de co-investissement dédiée aux start-up fondées par des Français à l’international, et Fabrice Grinda, co-fondateur d’Aucland, qui a été l’un des principaux sites web d’enchères en ligne en Europe, et business angel (Alibaba, Airbnb, Palantir…), ont également participé à l’opération.

Le marché

Fondée en octobre 2014 par le Français Philippe Cahuzac, ainsi que l’Italien Raffaello Starace et le Néerlandais Hassan Yassine, GAIA Design, en référence à la déesse grecque de la terre, vend des meubles design à des prix accessibles à travers sa marketplace et ses boutiques au Mexique. Lancée à l’origine comme un acteur e-commerce, la société a développé une offre multicanale en ouvrant 5 boutiques à Mexico. Ces dernières permettent de compléter l’expérience en ligne, mais aussi d’attirer de nouveaux consommateurs. Le marché local de l’ameublement design bon marché est conséquent dans la mesure où le Mexique compte plus de 127 millions d’habitants.
Née il y a un peu plus de trois ans à une période où l’offre online et offline était encore peu développée au Mexique, GAIA Design conçoit et produit ses meubles directement auprès des fabricants mexicains sans passer par des intermédiaires, ce qui permet à la société de réduire ses coûts pour proposer des meubles contemporains de qualité à des prix abordables. L’entreprise possède également ses propres camions de livraison pour gagner en fiabilité et proposer un service personnalisé. «Nous voulons offrir une expérience urbaine, rapide et pratique au consommateur mexicain moderne», explique Philippe Cahuzac, co-fondateur et CEO de GAIA Design, qui précise que plus de 50% de la population mexicaine aura bientôt entre 25 et 45 ans, une période propice à l’achat de meubles en raison de moments forts de vie (mariage, naissance d’un enfant, déménagement…).

Les objectifs 

En s’appuyant sur ce financement, GAIA Design prévoit de développer ses canaux de distribution en ligne et d’ouvrir de nouvelles boutiques dans d’autres grandes villes du Mexique. Ce tour de table doit également permettre à la société d’améliorer sa logistique ainsi que son application mobile.

GAIA Design : les données clés

Fondateurs : Philippe Cahuzac, Raffaello Starace et Hassan Yassine
Création : 2014
Siège social : Mexico
Activité : vente de meubles design bon marché
Financement : 15 millions de dollars en mai 2018

mardi 15 mai 2018

Des déchets organiques recyclés en parfum, le luxe suprême ?#gerardpocquet#http://www.influencia.net/fr

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Capture d'écran et source: Florence Berthier Twitter : @Berthierflo http://www.influencia.net/fr


Parce que les déchets qui nous condamnent peuvent aussi nous sauver, quel que soit l’univers. Une maison de parfums et une agence de publicité s’allient pour le futur lancement d’une fragrance. Démontrant qu’être éco-responsable et solidaire se conjuguent parfaitement avec créativité. En attendant de découvrir ses effluves, une vidéo teaser très réaliste titille nos consciences.


Des déchets organiques recyclés en parfum, le luxe suprême ?


Publié le 02/04/2018

C’est un simple teaser de 50 secondes, mais cette vidéo (réalisatrice : Inès Dieleman, Production : H&O), aux magnifiques photos et à la bande son délicieuse (compositeur : Nicolas Schindler/TooYoung Music) en dépit de leur sujet, interpelle à la perfection. Non seulement parce qu’elle montre des déchets organiques peu ragoûtants et leurs vers bien gras et répugnants mais grâce auxquels de belles fleurs peuvent pousser, mais aussi parce qu’évoquant des odeurs forcément peu agréables, il promet toutefois des effluves envoutantes. Car de ce compost, fait à partir de détritus de l’industrie de la parfumerie, devrait naître, à l’automne prochain, un nouveau parfum au nom tout aussi inattendu et saisissant : I am Trash, les Fleurs du déchet. Apportant de l’eau au moulin du bon vieil adage plein de bon sens : « rien ne se perd, tout se transforme ».

Volontairement provocateur son intitulé -bel et bien porteur d’un message engagé, solidaire, éco-responsable- n’est qu’à moitié une surprise quand on sait qu’au-dessus du berceau de cette future fragrance, il y a Etat Libre d'Orange. Une maison de parfums française fondée en 2006 par Etienne de Swardt et qui « s'est forgée dans l'audace et la qualité à travers des collaborations aux partis-pris créatifs inattendus ». L’originalité irrévérencieuse de ses senteurs se retrouvant régulièrement dans les noms sulfureux de ses créations tels que « Putain des Palaces », « Fat Electrician » ou « Attaquer le soleil ». Avec cette future fragrance l’ambition du fondateur d’Etat Libre d’Orange est claire : « concevoir un parfum qui redonne du sens aux déchets et autres résidus de l'industrie du parfum et dire à tous, plus vite, plus fort, que du miasme peut rejaillir le beau et le bon. Nos déchets ont encore plein de sens à redistiller ».


S'engager pour engager ses consommateurs


Une initiative menée avec l’agence, Ogilvy Paris qui s’engage ainsi dans la voix d’autres agences qui se diversifient en co-créant ou en imaginant des produits avec des marques comme Buzzmann. Mais cette fois-ci, avec une dimension supplémentaire en plus de celle du divertissement, puisque les deux acteurs ont allié leur expertise luxe pour démontrer que les déchets qui nous condamnent peuvent aussi nous sauver. Comme le souligne Emmanuel Ferry, Managing Director-Head of Branding & Advertising chez Ogilvy Paris : « Les déchets ne sont généralement pas perçus comme de belles choses mais « I am Trash, Les fleurs du déchet », rend hommage à la beauté de ce que des éléments déjà usagés peuvent révéler. L’extraordinaire peut naître des rebuts ». Et quoi de mieux en qualité de consommateurs que d’être dans l’air du temps avec une fragrance qui titille utilement et agréablement nos consciences. S'offrant ainsi le luxe d'être futiles certes mais aussi engagés. Hâte de déboucher ce flacon et de constater que le ramage se rapporte au plumage, comme promis.



jeudi 26 avril 2018

Revolut lève 250 millions de dollars pour poursuivre son expansion mondiale#gerardpocquet#Revolut#https://www.frenchweb.fr


Revolut lève 250 millions de dollars pour poursuivre son expansion mondiale


Le montant

La néobanque britannique Revolut annonce avoir levé 250 millions de dollars. Le tour de table en série C a été mené par DST Global et comprend des nouveaux et des anciens investisseurs, dont Index Ventures et Ribbit Capital. Cette levée de fonds amène le montant total levé par l’entreprise à 340 millions de dollars depuis sa création en 2015. Elle atteint par la même occasion le statut de licorne avec une valorisation estimée à 1,7 milliard de dollars. Celle-ci a été multipliée par cinq en un an.

Le marché

Fondée en 2015 par Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko, Revolut a lancé au départ une application mobile qui permet d’envoyer et de recevoir de l’argent en plusieurs devises. Progressivement, la FinTech a ajouté d’autres services financiers pour devenir une alternative aux banques classiques, à l’image de l’Allemand N26.
Au cours des derniers mois, Revolut à lancé des produits comme l’achat/vente de crypto-monnaies, ou encore la possibilité pour les utilisateurs de mettre dans un « coffre » l’arrondi de chacune de leurs transactions, une façon de mettre de l’argent de côté.
En février, la néo-banque avait annoncé avoir passé le seuil de la rentabilité pour la première fois en décembre 2017. Aujourd’hui, Revolut revendique 1,8 milliards de dollars en volume de transactions mensuel, et toujours entre 6 000 et 8 000 nouveaux clients par jour pour un total de près de 2 millions, mais avec 250 000 utilisateurs faisant des transactions quotidiennement. L’entreprise vise le chiffre de 100 millions d’utilisateurs d’ici 5 ans. À noter que chaque carte bancaire coûte de l’argent à Revolut au moment où elle émise. C’est le nombre de transactions qui permet à l’entreprise de faire ensuite entrer de l’argent.
La concurrence est acharnée sur le marché des banques mobiles. En mars, la start-up allemande N26 a levé 160 millions de dollars pour se lancer aux États-Unis. Elle déclarait avoir traité plus de 9 milliards d’euros de volume de transactions . Elle prévoit de dépasser la barre des 13 milliards d’euros en 2018. Autres chiffres, en février, Orange qui avait annoncé avoir attiré 100 000 clients en quatre mois pour Orange Bank.

Les objectifs

Revolut explique que les fonds levés seront notamment utilisés « pour l’expansion mondiale de ses opérations en commençant par les États-Unis, le Canada, Singapour, Hong-Kong et l’Australie courant 2018 ». L’entreprise souhaite également passer de 350 à 800 employés d’ici la fin de l’année en recrutant notamment des développeurs, ingénieurs et designers.

Revolut : les données clés

Fondateurs : Nikolay Storonsky et Vlad Yatsenko
Création : 2015
Siège social : Londres
Activité : banque mobile
Financement : 340 millions de dollars au total

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Innocentia Agbe

Journaliste @FrenchWeb.fr et @LeJournaldesRH Merci d'adresser vos communiqués de presse et informations à redaction@frenchweb.fr

Twitter poursuit son embellie avec 61 millions de dollars de bénéfices au premier trimestre 2018#gerardpocquet#Twitter#https://www.frenchweb.fr




Twitter poursuit son embellie avec 61 millions de dollars de bénéfices au premier trimestre 2018 https://www.frenchweb.fr


Les nuages sombres s’éloignent progressivement de l’horizon de Twitter. Après avoir enregistré le premier bénéfice de son histoire au quatrième trimestre 2017, avec un bénéfice net de 91,1 millions de dollars, le site de microblogging a maintenu sa bonne dynamique au premier trimestre 2018. Sur les trois premiers mois de l’année, Twitter a ainsi enregistré un bénéfice net de 61 millions de dollars, un résultat qui tranche radicalement avec les 62 millions de dollars perdus à la même période un an plus tôt. Quant au chiffre d’affaires, il a augmenté de 21% pour atteindre 665 millions de dollars, alors que les analystes tablaient sur 608 millions de dollars pour le premier trimestre.
Ce deuxième trimestre consécutif dans le vert vient confirmer l’embellie financière de la firme américaine qui semblait proche de la catastrophe il y a encore quelques mois. Fin 2016, un rachat par Google, Salesforce, Microsoft ou même Disney paraissait même inévitable. Dans la tempête, Jack Dorsey, l’emblématique patron du réseau social à l’oiseau bleu a cependant maintenu la barre pour redresser le navire. Cela ne s’est pas fait sans douleur cependant. En octobre 2016, Twitter avait ainsi annoncé une coupe de 9% de ses effectifs au niveau mondial pour réduire ses pertes. Et pour cause, le constat fin 2016 était désastreux sur le plan financier. Le réseau social avait en effet perdu 2 milliards de dollars en l’espace de dix ans, dont 521 millions de dollars en 2015.

Les revenus à l’international en hausse de 53%

Désormais en meilleure forme, le réseau social à l’oiseau bleu peut compter sur ses bonnes performances à l’international. Au premier trimestre, les revenus internationaux ont ainsi bondi de 53%, à 318 millions de dollars, et représentent désormais 48% du chiffre d’affaires de la société. Dans le même temps, les revenus tirés du marché domestique, les États-Unis, n’ont progressé que de 2% (347 millions de dollars), mais représentent toujours plus de 50% dans le chiffre d’affaires total. «Nous avons observé de la croissance dans toutes les régions avec une vigueur toute particulière dans la région Asie-Pacifique», a indiqué Twitter.
Ces bonnes performances financières à l’international se ressentent sur la croissance des utilisateurs. Sur les trois premiers mois de l’année, le site de microblogging a gagné 6 millions d’utilisateurs, dont 5 millions à l’international. Twitter revendique désormais 336 millions d’utilisateurs mensuels, dont 69 millions aux États-Unis, contre 334 millions attendus par les analystes.
Le passage de 140 à 280 caractères l’an passé, qui permet aux utilisateurs de s’exprimer plus facilement, s’inscrit dans la stratégie du site de microblogging pour faire gonfler son compteur d’utilisateurs. Twitter mise aussi sur la vidéo, et notamment Live, et multiplie dans ce sens la diffusion d’événements en direct sur la plateforme. Pour enrichir son offre de live en streaming, le réseau social a passé plusieurs accords avec des médias et des ligues sportives. Les vidéos représentent d’ailleurs plus plus de la moitié des revenus publicitaires de Twitter, qui ont grimpé de 21% au premier trimestre, à 575 millions de dollars. Comme pour Google et Facebook, le chiffre d’affaires de Twitter repose essentiellement sur la publicité. Cependant, avec l’application du RGPD le 25 mai prochain, les annonceurs pourraient réduire la voilure pour leurs budgets consacrés au site de microblogging.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

mardi 24 avril 2018

Google porté par ses 26,6 milliards de dollars de revenus publicitaires au premier trimestre 2018#Google#gerardpocquet#https://www.frenchweb.fr


Google porté par ses 26,6 milliards de dollars de revenus publicitaires au premier trimestre 2018 https://www.frenchweb.fr


A l’approche de l’entrée en application du RGPD, Google se porte bien. Sa maison-mère, Alphabet, a ainsi enregistré un bond de 74% de son bénéfice net au premier trimestre 2018, à 9,4 milliards de dollars. Dans le même temps, le chiffre d’affaires a grimpé de 26% pour atteindre 31,1 milliards de dollars, un résultat légèrement en-dessous des prévisions des analystes qui tablaient sur 30,36 milliards de dollars de revenus sur les trois premiers mois de l’année.
Dans ces résultats trimestriels, une nouvelle donnée est apparue avec l’obligation de mentionner la valeur des investissements dans d’autres entreprises, révélant ainsi un gain de 3 milliards de dollars grâce à la participation du groupe au sein d’Uber. Avant de déclarer la guerre à Uber il y a un an, Google avait investi 258 millions de dollars dans la plateforme de VTC en 2013. Ce changement comptable a alimenté le bénéfice net à hauteur de 2,4 milliards de dollars.

Les revenus publicitaires à leur zénith, les TAC aussi 

Une fois de plus, le chiffre d’affaires de Google a été largement alimenté par ses recettes publicitaires. Celles-ci ont atteint 26,6 milliards de dollars au premier trimestre, en progression de quasiment 25% sur un an. Selon le cabinet eMarketer, Google et Facebook devraient peser à hauteur de 56,8% sur le marché de la publicité en ligne aux États-Unis en 2018. Cependant, la filiale d’Alphabet espère ne pas suivre l’exemple de Facebook, englué dans l’une des plus graves crises de son histoire à cause du scandale Cambridge Analytica.
Même si les revenus publicitaires continuent d’augmenter, la hausse des coûts d’acquisition de ces recettes inquiète les analystes. Sur les trois premiers mois de l’année, les TAC (Trafic Acquisition Costs) ont ainsi atteint 6,3 milliards de dollars, contre 4,6 milliards de dollars à la même période en 2017. Ces coûts d’acquisition représentent désormais 24% des recettes publicitaires de Google, contre 22% au premier trimestre 2017.

Forte hausse des dépenses dans l’immobilier 

Au rayon des autres dépenses, celles dans l’immobilier et les infrastructures (locaux, centres de données…) ont explosé au premier trimestre. Ces dépenses représentent 7,7 milliards de dollars, contre 2,4 milliards de dollars l’an dernier. L’achat d’un bâtiment à New York a notamment coûté 2,4 milliards de dollars à la firme américaine. Google a également mis la main au portefeuille pour réaliser des achats de contenus à destination de YouTube et intensifier ses efforts dans la R&D et le marketing, notamment pour son enceinte connectée Google Home et son smartphone Pixel. Au cours des trois premiers mois de l’année, Google a embauché 5 000 personnes personnes supplémentaires.
La firme de Mountain View ne lésine pas non plus sur les moyens pour se renforcer dans le cloud. En février, Google a notamment racheté la société Xively, qui développe une plateforme cloud dédiée à l’IoT, pour 50 millions de dollars. Selon Sundar Pichai, le patron du géant américain, Google Cloud rapporte désormais 1 milliard de dollars par trimestre. En revanche, les résultats ne sont pas encore au rendez-vous pour Nest. La réintégration comptable de la société, spécialisée dans la maison connectée et rachetée par Google pour 3,2 milliards de dollars début 2014, dans la division hardware de la firme de Mountain View permet de connaître les performances de la branche dédiée aux thermostats connectés. Ainsi, Nest a réalisé un chiffre d’affaires de 726 millions de dollars en 2017, mais dans le même temps, Google a enregistré 621 millions de dollars de pertes associées à Nest.
Après ce bon premier trimestre pour entamer l’année, la firme américaine se prépare désormais à l’entrée en application du RGPD prévue le 25 mai prochain. Sur ce point, Sundar Pichai affirme que Google s’y prépare depuis 18 mois. «Il est important de comprendre que l’essentiel de notre activité dans la publicité est basée sur la recherche en ligne, qui se contente d’une masse d’information très limitée, essentiellement les mots-clés, pour montrer une publicité ou un produit pertinents», indique-t-il. Avec l’arrivée du RGPD, les annonceurs pourraient se montrer plus timides pendant plusieurs mois, ce qui se traduirait par une réduction des budgets alloués pour l’année en cours, le temps de percevoir l’impact réel de cette nouvelle réglementation sur le marché.

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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs