dimanche 10 décembre 2017

Baloon: la plate-forme qui va créer une nouvelle communauté économique en Afrique#gerardpocquet

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Baloon: la plate-forme qui va créer une nouvelle communauté économique en Afrique


Publié le 04/12/2017

Sur un marché africain de l'assurance plombé par une défiance quasi-culturelle des consommateurs, la nouvelle plateforme de courtage entièrement digitale Baloon veut disrupter par la simplicité.

Recréer de la confiance online pour redynamiser un marché offline : le pari de Baloon tient en une tagline officieuse. Dans le plus pur style des services digitaux de click & collect, le service digital de courtage en assurances investit le marché africain pour y révolutionner un secteur contrarié par la défiance culturelle de consommateurs, qui pour s'assurer, s'en remettent encore très souvent au système D. " Avec Baloon, il est possible de s'assurer en trois photos seulement. C'est simple, rapide et ça doit permettre de sortir de la débrouille en assurant un maximum de personnes ", explique Marie Mainfroy, présidente et fondatrice de l'agence Memory, qui a réalisé le branding et l'univers graphique de la plateforme.

Vous connaissez le refrain sur le potentiel digital d'un contingent connecté, mobile, jeune et en pleine croissance démographique et économique. On vous épargne donc les chiffres argumentaires de l'afroptimisme dignes d'un power point soporifique du FMI. Pour juger de l'utilité de l'offre made in Baloon, savoir que le volume des primes d'assurance correspond à 1% du PIB sur l’Afrique contre 9% en Europe constitue par contre un passage explicatif obligé. Avant d'affirmer son ambition panafricaine -" nous voulons être présents dans 15 pays d’ici à 2020 ", dixit le fondateur Bertrand Vialle- Baloon a choisi la Côte d'Ivoire comme porte d'entrée continentale.

Lancée le 6 novembre après obtention de son agrément de courtier auprès du ministère de l’économie et des finances ivoirien, Baloon veut avant tout remettre de la confiance entre assurés et assureurs par la transparence, en réduisant la fraude grâce au digital et en accélérant les délais de remboursement des sinistres. " C'est la rupture par la simplicité ", plaide Bertrand Vialle. Concrètement, le futur assuré se connecte sur la plateforme depuis son mobile ou son ordinateur, prend 3 photos, choisit sa formule, puis signe le contrat. Après règlement par mobile money, un service de paiement mobile devenu incontournable en Afrique, l’utilisateur est assuré.


Un véritable modèle disruptif


Dans un premier temps, Baloon va se concentrer sur une offre entièrement automobile avant de se diversifier, notamment en investissant le marché de l’assurance santé. Ouverte sur trois canaux de distribution -le direct, les réseaux des professionnels de l’assurance, les partenariats- la plateforme de courtage s'engage, quelle que soit la formule choisie, à rembourser les frais de réparation des véhicules de ses clients dans les plus brefs délais. C'est à dire sans attendre l’aboutissement de la procédure de la compagnie d’assurance adverse. Le client est donc indemnisé plus rapidement et reçoit surtout la garantie d’être remboursé. " Plus que la rapidité, la simplicité constitue le premier critère d'adoption car les Africains sont déjà très habitués au paiement en ligne ", analyse Marie Mainfroy.

" En Europe, quand on parle de numérique, on parle de changement, de transition économique, sociale et culturelle. En Afrique, c’est une révolution majeure qui crée de nouvelles communautés économiques, sociales et culturelles. Baloon s’inscrit dans un plan de déploiement panafricain en introduisant sur le marché un véritable modèle disruptif de l’assurance avec des nouvelles technologies, des modes de distribution, des relations clients qui intègrent et renforcent l’ensemble des dispositifs règlementaires propres à chaque pays ", développe Bertrand Vialle, ancien dirigeant de Gras Savoye sur le continent africain. Après la Côte d'Ivoire, le premier courtier en assurance 100% digital du continent va ouvrir au Sénégal avant 2018. Suivront le Ghana, le Cameroun et le Kenya.



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C'est beau une voiture la nuit#gerardpocquet


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C'est beau une voiture la nuit


Publié le 08/12/2017

Le constructeur teste la curiosité des consommateurs lors d'un dispositif nocturne, événementiel et médias sociaux qui mériterait mieux qu'une simple opération de communication éphémère.

Pas le temps ce matin, il faut aller voir mamie ! Et l’après-midi entre les courses et le travail, il n’y a pas moyen de franchir les portes d’une concession automobile… Pas de problème, Seat invite des acheteurs potentiels à venir essayer son nouveau SUV Arona, le soir. Et franchement, c’est une très bonne idée !

Cet essai nocturne d’un nouveau véhicule est clairement une expérience à part entière. Car au-delà du simple test, la personne est plongée dans une ambiance d’oiseau de nuit qui propose un nouveau rapport avec le produit. Ce dispositif original pensé par l’agence, C14TORCE PARIS (groupe DDB), et mis en scène par Double 2, bouscule les conventions diurnes et les planifications horaires parfois contraignantes du test-drive automobile. Le dispositif organisé pour une poignée de privilégiés a été prolongé par un parcours permettant, toujours au volant du véhicule, de découvrir une exposition d’art urbain pensée par le collectif TSF Crew.

Et pour être sûr de faire un maximum de bruit social dans le silence de la nuit, un live sur Facebook en partenariat avec l’Automobile Magazine a permis de fédérer, selon les organisateurs, 100 000 spectateurs. " On n’a pas encore les chiffres de la préfecture…", mais on sait que les socionautes ont pu poser des questions et aussi donner des conseils pour piloter à distance cet essai. Une manière intéressante d’éditorialiser cet événement d’ « happy few » (influenceurs et clients VIP) dans le réel pour mieux l’exporter en direct sur les médias sociaux. Et tout ce contenu, une fois digéré, permettra de réécrire une troisième histoire pour prolonger le côté viral dans le temps. Un triptyque narratif signé par l’agence Double 2 spécialisée dans l’éditorialisation d’un contenu dans le temps.


Transformer l'essai com en service réel dans les concessions


On le dit et on le répète, l’idée est bonne, bien pensée et efficace, et elle est dans la continuité du EasyTestDrive, une première opération similaire menée sur autoroute pendant les vacances. Et après ? Bah sûrement plus rien où bien un troisième opus EasyTestDrive en bord de mer ou à la montagne… Là où normalement Seat devrait réfléchir à une périodicité pour normaliser ce dispositif, en faire un réel service qui tourne au moins une fois par semaine dans chaque concession. Tout simplement pour faire en sorte que les non-privilégiés c’est-à-dire ceux qui vont vraiment acheter la voiture - et qui majoritairement vont prendre un crédit- puissent aussi vivre cette expérience et ainsi permettre à la marque de jouer de l’instant pour transformer l’essai. Car évidemment, le contexte joue un rôle crucial dans la prise de décision, sans jamais oublier que le consommateur est un prescripteur en puissance. Et qu’il serait encore plus efficace s’il tâtait de lui-même le cuir du volant plutôt que vivre l’expérience à travers un écran.


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vendredi 8 décembre 2017

Prose lève 5,2 millions de dollars pour réinventer les soins capillaires#gerardpocquet


Prose lève 5,2 millions de dollars pour réinventer les soins capillaires


Le montant

La start-up franco-américaine Prose, spécialisée dans la confection de soins professionnels pour les cheveux via l’intelligence artificielle, a bouclé un tour de table de 5,2 millions de dollars mené par le fonds californien Forerunner Ventures, soutenu par Correlation Ventures. Des investisseurs historiques, ISAI, Lerer Hippeau Ventures, Maveron et Red Sea Ventures, ont également participé à l’opération. En octobre, la société avait déjà levé 2 millions d’euros.

Le marché

Fondée en juillet 2017 par Catherine Taurin, Nicolas Mussat, Paul Michaux et Arnaud Plas, Prose offre la possibilité aux coiffeurs de créer le soin le plus adapté à leur client et de l’expédier en moins de 24 heures. La gamme de produits de la jeune pousse se compose d’un shampooing, d’un après-shampooing et d’un masque, qui sont fabriqués à la demande à New York.
Pour garantir au client un produit qui ne contiendra que les ingrédients indispensables pour prendre soin de leurs cheveux et favoriser une bonne santé capillaire à long terme, Prose récolte différentes données afin d’identifier et évaluer ses besoins capitulaires, le résultat souhaité, ses habitudes de vie ou encore leur exposition aux aléas de l’environnement. Au total, ce sont 150 informations qui sont collectées, dont certaines par les autorités américaines (pollution, exposition au vent et aux UV…). Toutes ces informations sont disponibles pour les coiffeurs, qui peuvent ainsi créer un soin unique pour chaque client.
L’équipe interne de chimistes et d’ingénieurs de la start-up a sélectionné 76 actifs d’origine naturelle et développé un algorithme propriétaire capable d’évaluer 85 paramètres pour concevoir des formules exclusives et sur-mesure avec plus de 50 milliards de combinaisons. «Les coiffeurs indépendants et les salons peuvent dorénavant commercialiser des produits exclusifs, fabriqués sur-mesure, sans être court-circuité, et ainsi développer une croissance durable de leurs revenus», explique Arnaud Plas, co-fondateur et CEO de Prose.

Les objectifs

Avec ce nouveau tour de table, Prose prévoit de renforcer son équipe équipe américaine pour accélérer le déploiement de la solution et la création d’une communauté de coiffeurs aux États-Unis. La société compte séduire les 600 000 coiffeurs indépendants et les 250 000 salons de coiffure du marché américain. Les équipes de R&D basées à Paris seront également renforcées pour amplifier la recherche scientifique autour de l’intelligence artificielle permettant d’établir un diagnostic des cheveux et du cuir chevelu.

Prose : les données clés

Fondateurs : Catherine Taurin, Nicolas Mussat, Paul Michaux et Arnaud Plas
Création : 2017
Siège social : New York
Activité : confection de soins professionnels pour les cheveux
Financement : 5,2 millions de dollars en décembre 2017
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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

Trophées INPI 2017 : et les lauréats sont…#gerardpocquet



Trophées INPI 2017
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Trophées INPI 2017 : et les lauréats sont…

La 26ème édition des Trophées INPI s’est tenue ce mercredi à Paris. Trois PME et un centre de recherche ont été récompensés pour leur innovation et leur stratégie de propriété industrielle. 

Chaque année, les Trophées INPI récompensent des entreprises et centres de recherche innovants, qui se distinguent par leur stratégie de propriété industrielle exemplaire. Quatre d’entre elles ont justement reçu cet honneur mercredi 6 décembre, à la Gaieté Lyrique. Présidée par Catherine Maunoury, championne du monde de voltige aérienne et présidente de l’Aéro-Club de France, cette 26ème édition avait pour thème « Sacrés Français ! ».
« Impertinente, inattendue, audacieuse… » Voilà comment l’INPI caractérise l’innovation à la française. Il a donc tenu à la mettre à l’honneur au cours de cette cérémonie : une façon de saluer ce « je-ne-sais-quoi » qui rend notre créativité si unique. Au total, neuf PME et trois centres de recherche étaient en lice, dans quatre catégories (Brevet, Design, Marque et Recherche). Et les lauréats sont…

Poietis, pionnière de la bio-impression 3D

PoietisL’entreprise conçoit et développe des tissus biologiques humains, grâce à l’impression 3D. Pour l’instant, leur innovation se destine aux industries cosmétique et pharmaceutique, pour éviter les tests sur les animaux. Par la suite, on pourrait imaginer un usage en médecine régénératrice. « Notre ambition à moyen terme est que notre technologie soit utilisable dans le domaine clinique, notamment pour les greffes de peau », explique Fabien Guillemot, Fondateur et Président. « Etant les seuls à la développer, la question de la propriété intellectuelle est fondamentale ». Poietis a déjà déposé sept brevets, et ses dirigeants ont choisi de suivre une « Master Class Propriété Industrielle » afin de développer leur stratégie.

Expliseat, et son siège d’avion le plus léger du monde

Expliseat - Siège d'avion ultra-léger« Nous avons créé notre entreprise en 2011 en partant d’une page blanche, avec un objectif précis : alléger les sièges d’avion sans recourir aux pièces métalliques. Et nous avons réussi ! », s’enthousiasme Benjamin Saada, Cofondateur et Président d’Expliseat. Les matériaux utilisés par l’entreprise permettent de limiter le poids de leurs sièges à 4 kg, les rendant deux fois plus léger que le siège le moins lourd du marché. Pour le fondateur, deux éléments sont essentiels : fabriquer ses fauteuils localement et les exporter partout dans le monde. « Et cela passe par la protection de nos innovations ». L’entreprise a déjà vendu 1500 pièces à des compagnies aériennes aux quatre coins du globe.

Moulin Roty, une marque pleine de fantaisie

Moulin Roty - Les PachatsBien connue des parents, Moulin Roty conçoit et commercialise des jouets et objets dédiés aux tout-petits. Une des raisons de son succès ? Sa créativité. Avec ses univers fantaisistes et ses personnages attachants, la marque française a su s’imposer depuis plus de 40 ans sur le marché des cadeaux de naissance. « Nos clients sont, je crois, attachés à la marque et à son univers », souligne Christine Jaffré, Responsable du développement du pôle boutiques. « Quand nous déposons nos marques et nos modèles à l’INPI, c’est parce que nous avons besoin de protéger quelque chose qui nous est cher : la pérennité de Moulin Roty repose sur sa créativité ».

Institut Lumière Matière, au croisement entre la physique et la chimie

ILM - LuminescenceBasée sur le campus LyonTech-la Doua, l’Institut Lumière Matière est une Unité de Recherche d’Excellence en Physique et Chimie. Comprendre comment la lumière peut façonner et caractériser la matière, élaborer de nouveaux (nano)matériaux, contrôler les propriétés des liquides pour générer des comportements inattendus… voilà quelques exemples des travaux de recherche effectués en son sein. Pour les chercheurs de l’ILM, protéger ses découvertes est primordial. « Chaque année, nous déposons en moyenne 5 ou 6 brevets et nous signons une vingtaine de contrats de collaboration industrielle », précise Brigitte Prével, Directrice adjointe déléguée à la valorisation et à la communication. « En moins de deux ans, nous avons vu naître trois spin-off du laboratoire et une start-up, partie se développer dans une autre région ».
Pauline Capmas-Delarue

Journaliste

Rédactrice pour Widoobiz, Pauline Capmas-Delarue couvre l’actualité des entreprises et des startups. Amatrice de pâtisserie et de danse, elle aime investiguer et partager ses découvertes à travers ses articles.

Pitchy : « Notre premier client, n’était autre qu’Emmanuel Macron »#gerardpocquet

Capture d'écran et source: https://www.widoobiz.com
Julie Galeski

Pitchy : « Notre premier client, n’était autre qu’Emmanuel Macron » [Interview]


Avec sa plateforme Saas, Pitchy permet aux entreprises de créer leurs vidéos en interne, sans compétences particulières, à partir de templates. Une idée qui a déjà attiré l’attention de plus d’un tiers du CAC 40. Entretien avec son fondateur, Lionel Chouraqui. 
 Julie Galeski : Vous « démocratisez la vidéo d’entreprise », ça ressemble à une problématique que vous avez rencontrée dans une autre vie ?
Lionel Chouraqui : Exactement. Pitchy est née d’un besoin d’entrepreneurs. Avec mon frère Benjamin, on a voulu créer des vidéos il y a 4 ans car c’est devenu un média indispensable pour communiquer. Selon le PDG de Cisco, les vidéos vont représenter 90% des échanges sur internet d’ici 2020. Le problème, c’est que ça coûte très cher, ça demande des compétences et c’est long à réaliser. On a donc voulu dépasser ce triple obstacle.
J.G : Aujourd’hui vous travaillez avec des grands groupes. Comment avez-vous réussi à convaincre des géants qui sont généralement inaccessibles pour de jeunes startups ?
L.C : On a bénéficié d’un véritable coup de boost malgré nous. Notre premier client n’était autre qu’Emmanuel Macron ! C’était fin 2014, lorsqu’il était Ministre de l’Économie et des Finances. On venait de se lancer et Bercy nous a appelés pour réaliser les vœux d’Emmanuel Macron. Pour eux, c’était symbolique de travailler avec une startup. Pour nous, c’était inattendu et ça nous a offert une belle visibilité.
J.G : Suite à cet épisode, les entreprises du CAC 40 vous ont repérés ?
L.C : Il faut croire ! Aujourd’hui, on travaille avec plus d’un tiers du CAC. Des géants comme Total, Orange ou Saint-Gobain nous font confiance. Et 95% de nos clients restent des grands groupes. C’est plutôt encourageant.
 J.G : Monter son busines en espérant atteindre cette catégorie d’entreprise, ça sonne comme un pari risqué pour une startup ?
L.C : C’est amusant parce qu’on n’avait absolument pas monté notre modèle économique là-dessus.  Au démarrage, on a créé Pitchy pour apporter un service innovant à toutes les petites boîtes qui n’ont pas forcément les moyens de passer par des agences pour réaliser des vidéos. Sauf que ces petites structures ne sont pas amenées à faire des vidéos en récurrence. Elles font une vidéo de présentation, puis elles la gardent un certain temps. Au sein des grands groupes c’est complètement différent. Ils ont des budgets colossaux avec des besoins récurrents…

« Aujourd’hui, on travaille avec plus d’un tiers du CAC 40 »

J.G : Mais eux n’ont pas nécessairement besoin de penser à réduire leurs coûts…
L.C : C’est toujours plus intelligent pour une entreprise de pouvoir créer des vidéos 10 fois moins chères et 50 fois plus vite.
J.G : C’est votre promesse ?
L.C : Absolument. Avant, les grandes entreprises pouvaient se permettre de produire une belle vidéo tous les 3 ans avec un budget de 10 000 euros. Aujourd’hui, une vidéo ne reste en ligne que quelques heures, quelques semaines pour les meilleures. Donc la répartition du budget doit être différente pour permettre aux entreprises de sortir beaucoup plus de vidéos en très peu de temps.
J.G : Vous n’avez pas de concurrents ?
L.C : Nous en avons repéré un, mais aux États-Unis. D’ailleurs, il vient de lever 67M$ ce qui veut dire que les investisseurs croient en cette idée. C’est une bonne nouvelle pour nous.
 J.G : À terme, vous souhaitez aller les challenger Outre-Atlantique ?
L.C : Pas pour l’instant. On est les premiers en France sur ce créneau. C’est une chance d’être précurseur, à nous de rester les meilleurs pour continuer de convaincre nos clients d’utiliser notre solution. La plupart des grands groupes avec lesquels nous travaillons ont une présence européenne ce qui va nous permettre de nous internationaliser vers des pays voisins pour commencer.
J.G : Depuis votre lancement en décembre 2013, vous avez doublé votre chiffre d’affaires tous les ans et recruté une trentaine de « pitchounes » comme vous les appelez. Vous avez été soutenus ?
L.C : On a été soutenus par Bpifrance, qui continue de nous accompagner encore aujourd’hui d’ailleurs. Quand on s’est lancés, on a bénéficié d’une aide à l’innovation pour développer notre techno. Ils ont aussi intégré notre capital et nous, on a rejoint la promotion 2017-2018 du Hub. Ce qui est agréable avec Bpifrance, c’est que les interlocuteurs comprennent parfaitement nos métiers. Et ça, c’est essentiel pour se faire accompagner correctement.

Julie Galeski
Rédactrice pour Widoobiz, Julie Galeski couvre l'actualité des entreprises et des entrepreneurs. Amatrice de Taekwondo et passionnée de sciences-économiques, Julie Galeski tente d'apporter ses valeurs et sa culture dans ses actualités Entrepreneurs & Startups.

Ces vilains bots qui veulent racketter Noël#gerardpocquet


le grinch film
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Ces vilains bots qui veulent racketter Noël

Introduction
Dotés d’une armada de bots, de petits malins rachètent actuellement les jouets les plus populaires de la saison pour les revendre sur eBay et Amazon au prix fort.
Baptisés « Grinch bots » en référence au film de Noël « How The Grinch Stole Christmas », des pirates pourraient voler sans vergogne le dernier jeu à la mode que vous réclame junior depuis des mois. Imaginez-vous lui expliquer qu’une armée de bots malveillants vous a raflé tout le stock, alors même que vous étiez plein-ne de bonne volonté ?
Aux États-Unis, et si la technique n’est pas nouvelle (nombreux sont celles et ceux qui ont recours aux services de bots pour revendre des tickets de concerts sur des sites tierces), c’est la première fois que le phénomène se transpose à la période des fêtes de fin d’année. Logique si l’on y réfléchit bien, puisque la demande est rarement aussi forte qu’à l’approche de Noël.
Et la technique est bien rodée. En utilisant un logiciel capable d’identifier les pages des produits les plus populaires avant même qu’ils ne soient mis en vente, les bots achètent simultanément des milliers de jouets avant que les internautes ne puissent le faire. En résultante et selon Ali Velshi, correspondant pour la NBC et la MSNBC, les consommateurs-trices se retrouvent confrontés-ées à des pourcentages de majoration faramineux en comparaison au prix réel des produits sur le site des détaillants.
« Les incontournables Fingerlings, ces jouets interactifs en forme d’animaux, se vendent à 14,99 $ au prix de détail, mais ont été mis à prix sur certains sites à des montants allant jusqu’à 1 000 $. », rapporte la NPR (National Public Radio).

L’an dernier, le Congrès américain avait déjà tenté d’endiguer le phénomène en adoptant une loi de régulation destinée à la revente de tickets d’évènements. Elle pourrait à l’avenir être remaniée si le phénomène venait à s’intensifier.
Mais pas de panique. Pour faire honneur à l’esprit de Noël et vous prouver que justice peut aussi être faite grâce aux bots, jetez un œil au projet Re:scam de Netsafe. Pour rendre fous les arnaqueurs en ligne, l’ONG a imaginé un chatbot capable de les piéger à leur propre jeu.
Re:scam

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#Tribune Investir dans le bitcoin, ça vaut le coup ?#gerardpocquet

Capture d'écran et source: https://www.maddyness.com

Source significative de revenus pour les heureux bitcoin millionnaires, le bitcoin et autres cryptomonnaies suscitent une réelle interrogation relative à leur traitement fiscal. Melissa Pun, avocate chez STC Partners et Benjamin Durand, managing partner du family office B. Durand Capital Partners, décryptent l’approche fiscale adoptée par l’administration française vis-à-vis de ce qui est devenu un outil d’investissement. Et proposent quelques stratégies pour bien gérer ce nouveau type de patrimoine.

Le bitcoin a franchi le seuil symbolique des 10 000 dollars et, pour certains, cette flambée des cours apporte son lot de bonnes surprises : une poignée d’initiés de la première heure ont pris le train suffisamment tôt pour profiter de cette hausse stratosphérique et devenir ce que l’on surnomme désormais des bitcoin millionnaires. Des millionnaires en monnaie virtuelle, qui peuvent devenir des millionnaires bien réels à condition d’accepter de ne pas être trop gourmands et de matérialiser leur plus-value. Mais ce retour dans le monde réel n’est pas si simple et pose des questions très concrètes, jusque-là sans réponse, aux heureux détenteurs des cryptomonnaies.
En France, il existe encore une absence de consensus relatif à la qualification juridique du bitcoin et, à ce jour, seule une définition par la négative est possible. En effet, nous nous accordons à dire que le bitcoin n’est ni une monnaie légale, ni un instrument d’évaluation, ni une monnaie électronique et pas non plus un instrument financier.
Un état des lieux des positions prises par certains pays particulièrement concernés par le phénomène bitcoin permet de constater que :
  • Les États-Unis considèrent les bitcoins comme des biens meubles et les traitent fiscalement comme des plus-values, avec la possibilité d’utiliser la méthode FIFO.
  • Instrument hautement spéculatif en raison des fortes et rapides variations quasiment inexplicables, qui ne présentent aucune garantie, le bitcoin est qualifié juridiquement par l’Allemagne d’unité de compte (c’est-à-dire un agrément bancaire en cas d’activité) et est imposé à titre privé dans la catégorie des plus-values privées.
  • En l’absence de définition légale du bitcoin au Royaume-Uni, il a été précisé que les gains réalisés sur les cessions de bitcoins étaient imposés au taux forfaitaire de 28%.
  • Israël a donné en 2017 une définition légale en précisant qu’il s’agissait d’un bien meuble dont les cessions donnent lieu à taxation au titre des plus-values privées (c’est-à-dire une imposition au taux de 25%).
  • Le Japon ne donne pas une définition claire du bitcoin mais précise que les gains de conversion de bitcoins sont traités comme des plus-values privées.

Quel régime fiscal en France ?

L’administration fiscale française a, de son côté, clarifié le régime fiscal applicable aux monnaies virtuelles par une instruction du 11 juillet 2014. Les gains issus d’une vente à titre professionnel de bitcoins sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC); les gains issus d’une vente occasionnelle de bitcoins sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC).
Elle a également précisé que les critères d’exercice habituel ou occasionnel de l’activité résultaient de l’examen, au cas par cas, des circonstances de fait dans lesquelles les opérations d’achat et de revente sont réalisées (délais séparant les dates d’achat et de revente, nombre de bitcoins vendus, conditions de leur acquisition…).
Si la position de l’administration fiscale paraît justifiée en ce qui concerne les gains issus d’une vente à titre professionnelle, sa position s’agissant de ceux issus d’une vente occasionnelle nous paraît contestable. La vente occasionnelle de bitcoins par un particulier ne constitue pas en soi une activité. Imposer ces gains dans la catégorie des BNC ne nous semble pas adapté à ce type d’opérations. Il existe, à notre sens, un régime beaucoup plus adapté que celui des BNC et qui consisterait à imposer le gain selon le régime des plus-values sur cession de valeurs mobilières des particuliers. Cette piste avait d’ailleurs déjà été évoquée par le Sénat dans son rapport de 2014 au terme duquel il avait considéré qu’en l’absence de qualification juridique du bitcoin, il était permis de considérer qu’il pouvait être assimilé à un bien meuble.
À ce titre, il convient de souligner que la transmission à titre gratuit de bitcoin donne lieu au paiement de droits de mutation à titre gratuit. Or, ces droits ne concernent que le transfert de biens meubles ou immeubles. De même, les unités de comptes virtuelles stockées sur un support électronique entraient dans le patrimoine du contribuable taxable à l’ISF parmi les “droits sociaux, valeurs mobilières, liquidités, autres meubles“. Autant de règles qui conforteraient une imposition dans la catégorie des actifs mobiliers, générant ainsi une imposition au taux de 19% après déduction de certains abattements auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux désormais au taux de 17,2%.
Le bitcoin et les autres cryptomonnaies ont très mauvaise réputation parmi les banques, soumises à des obligations très strictes en matière de lutte contre le blanchiment. Au moindre doute, elles ont le devoir d’en informer Tracfin sans avoir à en aviser le client. Seule une poignée de banques se montrent plus ouvertes et acceptent d’étudier le dossier sous réserve de leur fournir une traçabilité parfaite de “l’origine de l’origine des fonds”.
golden Bitcoin

Faut-il vendre ses bitcoins lorsque l’on en détient beaucoup suite à de fortes plus-values ?

Il est toujours difficile de faire entendre à un adepte du bitcoin qu’un cours élevé justifie une prise de plus-value, tant le sentiment d’adhésion est fort alors même que son cours ne repose sur aucun actif réel.
Cependant il semble tout à fait recommandé aux investisseurs qui ont profité de l’énorme plus value offerte d’alléger leurs positions et de matérialiser des gains qui restent à ce jour virtuels et totalement exposés à des risques de pertes violentes. D’autant qu’avec la hausse récente, les bitcoins représentent parfois plus de 50%, voire 90%, du patrimoine des heureux détenteurs. À ce stade, vendre une partie de ses positions est une question de diversification, indépendante de l’évolution ultérieure du bitcoin.

Quelles évolutions possibles pour le cours du bitcoin?

En faveur d’une prolongation de la hausse :
  • Le succès du bitcoin est autoréalisateur, la flambée du bitcoin est à présent connue du monde entier et l’appât du gain est susceptible d’attirer un nombre croissant d’investisseurs. Le Chicago Board of Exchange (CBOE) et même le Nasdaq, ont d’ailleurs annoncé la création d’un “contrat futur” dans les mois à venir.
  • La valorisation des actifs cotés est importante et les investisseurs qui redoutent une nouvelle crise financière sur les marchés pourraient être tentés de stocker une partie de leur patrimoine sur une classe d’actifs située en dehors du système.
  • Protocole informatique mis en application grâce à la technologie de la blockchain, le bitcoin, encore plus que l’or, est l’actif supra-étatique par excellence, loin de la défiance que les citoyens peuvent avoir vis à vis des États et des banques centrales.
A contrario :
  • La forte spéculation dont il fait l’objet actuellement pourrait s’inverser et la chute être violente, le bitcoin ne reposant sur aucun actif réel et fondamental pour atténuer sa baisse.
  • Sa volatilité actuelle est environ dix fois supérieure à celle de l’or.
  • De plus, les États ont déjà commencé à réfléchir à la façon de réglementer l’utilisation des cryptomonnaies.

Est-il judicieux de diversifier son portefeuille en investissant en bitcoin, que certains appellent déjà une nouvelle classe d’actif ?

Il est aujourd’hui coûteux d’investir dans le bitcoin pour les investisseurs qui n’en détiennent pas et restent observateurs étonnés jusqu’à ce jour, mais deux approches sont possibles :
  • Continuer à regarder le train passer, en attendant d’en savoir plus, de voir apparaître une régulation des États, ou bien que la bulle éclate. Mais c’est aussi prendre le risque de passer à coté d’un phénomène très important issu la technologie blockchain.
  • Prendre le train en marche, avec un timing non idéal et le risque de voir le cours dévisser aussi fort qu’il est monté.
Dans l’environnement actuel de taux bas, considérons qu’il est possible de gagner environ 2% par an avec de faibles risques sur son patrimoine financier classique. Dès lors, dans une optique de diversification, il serait envisageable d’investir sur les bitcoins et autres cryptomonnaies entre 1% et 3% de son patrimoine financier de rendement, à condition de pouvoir tout perdre.
En effet, compte tenu du phénomène qui se déroule sous nos yeux, prendre une option pour rentrer dans un marché à très fort potentiel en risquant “seulement” une année d’intérêts et sans aller piocher dans son patrimoine, semble être un ratio performance/risque acceptable pour prendre le train en marche. Idéalement, il conviendra de rentrer en plusieurs fois sur le marché pour lisser le cours d’entrée. En toute hypothèse, et à l’image de Goldman Sachs qui recommande désormais à ses clients de ne plus ignorer le bitcoin, le phénomène des cryptomonnaies fait désormais partie intégrante de notre paysage financier.
Mots clés : bitcoin, cryptomonnaies