vendredi 15 décembre 2017

Criteo en chute libre à Wall Street à cause du nouveau système anti-cookies d’Apple#gerardpocquet


Criteo en chute libre à Wall Street à cause du nouveau système anti-cookies d’Apple

Criteo accuse le coup. Ce 14 décembre, le spécialiste français du reciblage publicitaire a vécu un véritable «jeudi noir» à Wall Street. En effet, le groupe dirigé par Eric Eichmann, qui a fait son entrée au Nasdaq fin 2013, a vu son cours chuter de plus de 20%, passant même brièvement sous la barre des 24 euros, soit son plus bas niveau historique en Bourse.
Cette chute spectaculaire survient dans la foulée de l’annonce d’une révision à la baisse du chiffre d’affaires de Criteo pour 2018. Celle-ci est la conséquence de nouvelles règles mises en place par Apple dans la dernière version de son système d’exploitation mobile iOS 11.2.

Criteo privé de son arme principale pour suivre les internautes

Sur iOS, la marque à la pomme a en effet décidé d’introduire un système, baptisé «Intelligent Tracking Prevention (ITP)», qui restreint lourdement le suivi publicitaire sur Safari via les «cookies», des petits fichiers permettant de récolter des données sur la navigation des internautes sans leur consentement. Ces fichiers, aussi minuscules soient-ils, étaient une mine d’or pour Criteo car ils permettaient à l’entreprise française de proposer des publicités sur-mesure aux internautes en fonction de leurs préférences. Désormais, le nouveau dispositif d’Apple oblige les sociétés tierces à revoir leur copie puisqu’elles ne peuvent plus utiliser plus de 24 heures les «first cookies», créés sur les sites lorsqu’ils sont visités par les internautes.
Or ces données obtenues grâce à ces fameux «cookies» constituent le coeur d’activité de Criteo, qui en avait cruellement besoin pour suivre les internautes. «Au début du mois, Apple a lancé une nouvelle version de son système d’exploitation iOS 11.2, qui bloque le procédé que certaines sociétés utilisent dans l’écosystème publicitaire, dont Criteo, pour suivre les utilisateurs sur Safari», a ainsi reconnu le spécialiste français du reciblage publicitaire. Dans un premier temps, Criteo avait évalué en novembre l’impact du nouveau système d’Apple de 9% à 13% sur son chiffre d’affaires, hors reversement à ses partenaires. Finalement, la société a établi cette semaine le préjudice engendré à hauteur de 22% sur ses revenus en 2018.

Apple, premier coup dur avant une directive européenne plus sévère ?

Néanmoins, Criteo veut se montrer rassurant malgré ses perspectives négatives. «Nous sommes concentrés sur le développement d’une solution alternative et durable sur le long terme alignée sur les intérêts des utilisateurs d’Apple, des éditeurs et des publicitaires», a ainsi déclaré le groupe français dans un communiqué. Visiblement, cela n’a pas suffi à rassurer les marchés qui ont immédiatement sanctionné le géant du reciblage publicitaire. Depuis mi-octobre, sa capitalisation boursière s’est ainsi écroulée de plus de moitié pour s’établir aux alentours de 1,5 milliard de dollars ce jeudi.
Les carottes ne sont pas cuites pour autant pour Criteo. En effet, le premier navigateur mobile dans le monde n’est pas Safari mais Chrome, avec une part de marché de 58,19%, selon les données de NetMarketShare. Cependant, le navigateur d’Apple, avec une part de marché de 28,05% sur mobile, reste un acteur majeur. Safari est notamment plébiscité par les annonceurs pour toucher les consommateurs en possession d’un iPhone. Si Google ne devrait pas suivre le chemin d’Apple dans l’immédiat, la publicité étant la principale source de revenus de la filiale d’Alphabet, le règlement «e-privacy», proposé par la Commission européenne en début d’année, pourrait changer la donne puisqu’il vise à faciliter le refus des «cookies» par les internautes, au nom du respect de leur vie privée.
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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

Depuis 2003, Breitling soutient le Breitling Jet Team#gerardpocquet

Capture d'écran et source: https://www.breitling.com

UNE ALLIANCE DE HAUT VOL VERS L’AVENIR

Depuis 2003, Breitling soutient le Breitling Jet Team, une équipe de pilotes de renommée internationale. Le partenariat de la marque avec ces spécialistes de l’acrobatie aérienne symbolise parfaitement le lien centenaire qu’entretient Breitling avec l’aviation. Et l’horloger suisse ne tarit pas d’éloges au sujet de ses ambassadeurs de haut vol.

  

BREITLING : UN PIONNIER DE L’AVIATION
Lorsque Léon Breitling crée ses premiers chronographes à la fin du XIXe siècle, l’aviation n’en est qu’à ses balbutiements. L’évolution et le véritable flot d’innovations qui suivront pour l’horloger iront de pair avec ceux des visionnaires intrépides de l’époque poursuivant leurs rêves d’envol. En l’espace de quelques générations, l’aviation prend son essor et Breitling, qui a déjà acquis la réputation d’un fabricant de montres solides et précises, devient l’horloger de prédilection des pilotes du monde entier.
Dans les années 1930, Breitling devient le partenaire privilégié de l’aviation en équipant les cockpits d’avion de chronographes de bord. Des instruments particulièrement populaires dans le monde de l’aviation qui obtiennent rapidement la faveur des pilotes militaires.
En 1952, Breitling lance sa première montre Navitimer. Dès lors, elle connaît un succès exceptionnel auprès des amateurs d’aviation.
Aujourd’hui encore, Breitling occupe une place privilégiée dans le cœur des pilotes. La meilleure – et la plus spectaculaire – illustration des liens qui unissent depuis longtemps la marque à l’aviation est, sans conteste, son partenariat avec le Breitling Jet Team, dont les acrobaties aériennes époustouflantes enchantent des centaines de milliers d’admirateurs à travers le monde.

BREITLING ET LE BREITLING JET TEAM : « DES POINTS COMMUNS SAISISSANTS »
Georges Kern, CEO de Breitling depuis août 2017, n’a aucun doute sur l’importance que revêt le Breitling Jet Team pour sa marque. Selon lui, l’équipe spécialisée dans l’acrobatie aérienne incarne à la perfection l’héritage et les valeurs de l’horloger. « Nous présentons des points communs saisissants avec le Breitling Jet Team, notamment sur le plan des prouesses et de la maîtrise technologiques, de la sophistication esthétique et de l’excellence. Ces pilotes sont, sans le moindre doute, le symbole de l’héritage de Breitling dans le domaine de l’aviation ».
Basée à Dijon en France, le Breitling Jet Team a parcouru le monde entier lors des dernières années et fait la démonstration de ses performances aériennes, éblouissant les foules et gagnant de nouveaux admirateurs en Asie et en Amérique du Nord. Lors de salons aéronautiques et de démonstrations publiques, les sept jets L-39C Albatros volent en formation serrée, souvent à moins de 3 mètres les uns des autres à une vitesse de 700 km/h.

L’HISTOIRE DE BREITLING : AU-DELÀ DE L’AVIATION
Fière, à juste titre, de la longue et riche histoire qu’elle partage avec l’aviation, Breitling compte également des clients fidèles dans le domaine des montres de sports nautiques et de plongée ; une clientèle de passionnés qui apprécient également le design, la précision et les performances de ses modèles. « En près d’un siècle, Breitling s’est imposé comme le partenaire privilégié de l’aviation. Mais nous n’entendons pas nous arrêter là et sommes déterminés à prouver que le ciel n’est pas la limite ! » nous dit Georges Kern.https://www.breitling.com


SFR rétropédale après avoir dit qu'il allait 'fibrer seul 100 % du territoire' sur ses fonds propres — cette décision fait remonter Altice en bourse#gerardpocquet


Capture d'écran et source: http://www.businessinsider.fr
Régis Turrini et Alain Weill. Assemblée Nationale.

SFR rétropédale après avoir dit qu'il allait 'fibrer seul 100 % du territoire' sur ses fonds propres — cette décision fait remonter Altice en bourse


SFR ne déploiera pas la fibre sur tout le territoire français seul sur ses fonds propres, a concédé Régis Turrini, secrétaire général du groupe SFR, ce 13 décembre 2017.
La veille, il avait déjà reconnu que son plan annoncé à l'été ne serait pas faisable "seul".  L'opérateur, propriété d'Altice, avait affirmé vouloir "fibrer seul 100% du territoire", alors même que le gouvernement travaillait sur un plan de déploiement similaire.
"On proposait de le faire sur fonds propres, sans subvention. Il est vrai qu'on n'a pas su créer les conditions nécessaires pour emporter l'adhésion des collectivités locales", a admis le cadre de SFR lors d'une audition devant la Commission des affaires économiques ce mercredi 13 décembre.
L'annonce de ce rétropédalage a eu des conséquences positives sur le titre d'Altice, malmené en bourse depuis plus d'un mois: il avait pris 8,46% à la clôture de la bourse d'Amsterdam le 12 décembre au soir, et continuait de grimper ce 13 décembre.
Cours d'altice depuis le 12 décembre 2017 à midi. Investing.com
Régis Turrini a expliqué pourquoi le groupe s'était fendu, en juin dernier, d'une telle déclaration considérée comme cavalière:
"On verse entre 800 millions et un milliard d'euros à Orange tous les ans [pour utiliser leur réseau fibre, ndlr]. Evidemment, on préfère être propriétaires chez nous que locataires chez eux."
C'est pourquoi il a précisé que le groupe allait "continuer à fibrer", en investissant à hauteur de près de 2 milliards d'euros par an.

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Lire aussi : Les salariés de SFR mettent à leur tour la pression sur Patrick Drahi pour qu'il règle le problème principal de l'opérateur connu de tous ses abonnés

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LafargeHolcim ends talks with PPC#gerardpocquet

Capture d'écran et source: communiqué de presse http://www.lafargeholcim.com

LafargeHolcim ends talks with PPC

12.13.2017
LafargeHolcim confirms that the Group has ended its ongoing talks with Pretoria Portland Cement Ltd. (PPC) on a possible transaction in Africa that were announced on October 27, 2017. PPC is a leading regional cement manufacturer with a presence in southern and eastern Africa.


About LafargeHolcim
LafargeHolcim is the leading global building materials and solutions company serving masons, builders, architects and engineers all over the world. Group operations produce cement, aggregates and ready-mix concrete which are used in building projects ranging from affordable housing and small, local projects to the biggest, most technically and architecturally challenging infrastructure projects. As urbanization increasingly impacts people and the planet, the Group provides innovative products and building solutions with a clear commitment to social and environmental sustainability. With leading positions in all regions, LafargeHolcim employs around 90,000 employees in more than 80 countries and has a portfolio that is equally balanced between developing and mature markets.

Mindspace lève 20 millions de dollars pour faire de l’ombre à WeWork#gerardpocquet


Mindspace lève 20 millions de dollars pour faire de l’ombre à WeWork

Le montant

La start-up israélienne Mindspace, spécialisée dans les espaces de coworking, a bouclé un tour de table de 20 millions de dollars auprès de Crossroads, une société de capital-investissement basée au Royaume-Uni. En début d’année, la jeune pousse avait levé 15 millions de dollars.

Le marché

Fondée en 2014 par Dan Zakai et Yotam Alroy, Mindspace propose aux entrepreneurs de louer des espaces de travail collaboratifs totalement meublés, avec une connexion Internet, une cuisine entièrement équipée, une salle de sport, des salons en commun ou encore une assistance pour se connecter à un VPN ou à des serveurs privés. Outre son positionnement haut de gamme, la start-up israélienne veut se différencier de la concurrence en mettant l’accent sur le design des espaces de travail et en portant attention aux détails. Cependant, elle n’achète pas directement les bâtiments, mais elle les loue et les adapte en fonction des besoins de la start-up.
Mindspace a commencé à fournir des espaces de coworking à Tel-Aviv avant de s’étendre en Allemagne, en Pologne et au Royaume-Uni. Si les start-up et les freelances constituent une grande partie de la clientèle de la société, de plus en plus de compagnies au rayonnement mondial déménagent dans les locaux fournis par Mindspace. Ainsi, Microsoft vient de louer deux étages dans l’un des espaces proposés par la société en Israël. Parmi ses clients, Mindspace compte également Booking.com, Spotify, Siemens, Samsung ou encore Techstars.
A ce jour, la start-up israélienne propose 13 espaces de travail répartis dans 9 villes à travers le monde (Londres, Washington, San Francisco, Tel-Aviv, Herzliya, Berlin, Hambourg, Munich et Varsovie). Sur le marché du coworking, la société doit faire face au géant du secteur, WeWork, qui a multiplié les opérations au cours de ces derniers mois. Le mastodonte américain, valorisé 20 milliards de dollars, a notamment mis la main sur Fieldlens, un système de communication pour les professionnels du bâtiment, la start-up singapourienne Spacemob, qui propose des espaces de coworking, la Flatiron School, école new-yorkaise de codage, ou encore l’Américain Meetup, qui développe une plateforme pour créer des rassemblements à partir d’un intérêt commun. Cet été, WeWork a également levé 4,4 milliards de dollars auprès de SoftBank. A ce jour, le géant du coworking compte 255 espaces de travail répartis dans 58 villes de 21 pays dans le monde.

Les objectifs

Ce nouveau tour de table doit permettre à Mindspace de se déployer aux États-Unis. La start-up vient tout juste d’ouvrir ses deux premiers sites, à San Francisco et à Washington, sur le territoire américain et envisage de poursuivre son expansion outre-Atlantique.

Mindspace : les données clés

Fondateurs : Dan Zakai et Yotam Alroy
Création : 2014
Siège social : Tel-Aviv
Activité : location d’espaces de coworking
Financement : 20 millions de dollars en décembre 2017
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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

jeudi 14 décembre 2017

Apple injecte 390 millions de dollars dans Finisar pour améliorer Face ID#gerardpocquet


Apple injecte 390 millions de dollars dans Finisar pour améliorer Face ID


Apple continue sa série d’investissements. Après avoir déboursé 400 millions de dollars pour s’offrir l’application de reconnaissance musicale Shazam, la marque à la pomme a annoncé son intention d’investir 390 millions de dollars dans la société californienne Finisar, spécialisée dans la fabrication de composants optiques qui sont utilisés dans la caméra TrueDepth de l’iPhone X.
Cet investissement sera issu du fonds Advanced Manufacturing Fund, doté de 1 milliard de dollars, annoncé en mai dernier par Tim Cook. Ce véhicule d’investissement vise à promouvoir les emplois qualifiés dans l’industrie aux États-Unis.

Une nouvelle usine au Texas pour la production de puces VCSEL

Ces 390 millions de dollars doivent permettre de financer la transformation d’une usine désaffectée à Sherman, au Texas, pour qu’elle soit en mesure d’augmenter la production de puces utilisant une technologie dite à laser à émission par la surface et à cavité verticale (VCSEL). «Les VCSEL sont au coeur de la technologie la plus sophistiquée que nous ayons jamais développée», affirme Jeff Williams, directeur de l’exploitation d’Apple.
Ces puces sont en effet nécessaires au fonctionnement de l’iPhone X pour Face ID, la technologie de reconnaissance faciale, les animojis (emojis animés en 3D) et les selfies en mode portrait. Dans le cadre de la mise à niveau de cette usine, 500 emplois hautement qualifiés vont être créés.

L’iPhone reste une valeur sûre d’Apple

En plus de s’occuper de ses fournisseurs de ses composants, sans qui les iPhone et les iPad ne pourraient pas exister, comme la prunelle de ses yeux, Apple a également racheté cette année la start-up française Regaind, spécialisée dans la reconnaissance d’image, pour renforcer Face ID. Et pour cause, la technologie de la jeune pousse tricolore est en mesure d’analyser un visage pour déterminer le genre, l’âge et l’émotion d’une personne, ce qui peut donc se révéler particulièrement utile pour le système de reconnaissance faciale de l’iPhone X.
Au quatrième trimestre de son exercice décalé 2017, clos le 30 septembre, Apple a réalisé un chiffre d’affaires de 52,58 milliards de dollars, en hausse de 12%. Dans le même temps, le bénéficie net de la firme américaine a atteint 10,71 milliards de dollars, contre 9,01 milliards de dollars un an auparavant. Signe que l’iPhone reste le moteur de croissance principal du groupe, les ventes du smartphone d’Apple ont généré 28,85 milliards de dollars de revenus, soit 55% du chiffre d’affaires total de la marque à la pomme. Au quatrième trimestre, Apple a ainsi écoulé 46,7 millions de smartphones. La firme de Cupertino, qui mise sur le succès de l’iPhone X, s’attend à engranger entre 84 et 87 milliards de dollars d’ici fin décembre.
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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

Face à Amazon Prime Now, le géant américain Target s’offre Shipt pour 550 millions de dollars#gerardpocquet

Capture d'écran et source: https://www.frenchweb.fr

Les mastodontes de la distribution américains s’organisent pour contester la domination toujours plus grandissante de l’ogre Amazon. Ainsi, le distributeur Target vient de mettre la main sur la société Shipt, qui développe une plateforme en ligne spécialisée dans la livraison dans la journée. Le montant de la transaction s’élève à 550 millions de dollars.
Créée en 2014 par Bill Smith, Shipt assure la livraison de produits en tout genre le jour-même de leur achat. Pour cela, la start-up basée à Birmingham, dans l’Alabama, dispose d’un réseau de plus de 20 000 «personal shoppers» qui assurent la livraison des marchandises dans plus de 72 villes aux États-Unis. Contrairement à la plupart des autres services de livraison américains, qui se concentrent sur les grandes villes côtières de l’Est et de l’Ouest, comme New York et Los Angeles, Shipt a commencé par livrer les villes du milieu du pays.

A mi-chemin entre Glovo et Prime Now

Pour faire face à la demande croissante des livraisons ultra-rapides, la start-up américaine reprend plusieurs ingrédients utilisés par d’autres acteurs du secteur pour gagner en agilité. Ainsi, les livreurs ne sont pas des salariés, mais des personnes lambda qui veulent arrondir leurs fins de mois, à l’image de ce que propose la jeune pousse espagnole Glovo, qui revendique plus de 250 000 utilisateurs et 2 500 livreurs à travers l’Europe. Dans le même temps, Shipt a mis en place un système d’adhésion annuel, avec lequel les clients paient 99 dollars par an pour se faire livrer, ce qui rappelle l’offre Prime Now d’Amazon, qui concurrence les géants de la distribution américain que sont Walmart ou encore… Target. Outre Amazon, Shipt doit également affronter la concurrence d’Instacart, qui développe une plateforme de livraison collaborative de produits d’épicerie. Cette dernière a bouclé un tour de table de 400 millions de dollars en mars dernier.
En procédant à l’acquisition de Shipt, Target se dote d’un service lui permettant d’assurer ses livraisons le jour-même. Shipt fonctionnera désormais comme une filiale exclusive de Target mais continuera d’exploiter ses activités de manière indépendante. Dans les prochains mois, la technologie de la start-up sera intégrée dans les 1 834 supermarchés du distributeur, qui pourront ainsi proposer la livraison le jour-même à leurs clients. Les produits d’épicerie, ménagers et électroniques seront les premiers disponibles pour la livraison express dans les magasins de Target. Toutes les marchandises seront proposées d’ici 2019.

Amazon, une locomotive qui n’en finit plus de prendre de la vitesse

Malgré la bonne forme de Target, qui a vu ses ventes en ligne bondir de 44% fin novembre lors de la semaine commerciale couvrant Thanksgiving, le Black Friday et le Cyber Monday selon Slice Intelligence, le distributeur américain aura fort à faire face à l’appétit d’Amazon. Dans l’optique de s’imposer dans le commerce physique, Amazon avait réalisé un gros coup en juin dernier en s’offrant la chaîne de supermarchés bio Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition d’Amazon depuis sa création. Sur le marché de l’épicerie, le mastodonte de Seattle a également lancé Amazon Fresh, son service de livraison de produits frais, surgelés et d’épicerie. A ce dispositif, la marketplace a décidé d’y greffer le service de drive-in Amazon Fresh Pickup. Ce dernier permet aux abonnés d’Amazon Prime de venir récupérer leurs courses à partir d’un quart d’heure après avoir passé leur commande en ligne, le tout sans sortir une seule fois de leur véhicule.
Fort de ses innovations et de son poids croissant dans l’e-commerce américain et mondial, Amazon a présenté des résultats supérieurs aux attentes au troisième trimestre 2017. Entre juillet et septembre, le géant américain a ainsi généré 43,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, soit une progression de 34% par rapport à la même période l’an passé. Au troisième trimestre, les ventes en Amérique du Nord ont atteint 25,4 milliards de dollars, en hausse de 35%, tandis que les ventes à l’international ont augmenté de 29%, pour atteindre 13,7 milliards de dollars.

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Maxence Fabrion

Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

mercredi 13 décembre 2017

Facebook veut déclarer son chiffre d’affaires localement, mais payera-t-il pour autant plus d’impôts?#gerardpocquet

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Facebook veut déclarer son chiffre d’affaires localement, mais payera-t-il pour autant plus d’impôts?

Face aux pressions des différents gouvernements, Facebook vient d’annoncer une réorganisation afin que le chiffre d’affaires publicitaire commercialisé par ses équipes locales ne soit plus enregistré par son siège à Dublin mais dans le pays correspondant.
«Nous estimons que passer à une structure de ventes locale apportera plus de transparence aux gouvernements et aux responsables politiques qui, un peu partout dans le monde, ont appelé à plus de visibilité sur les revenus tirés des ventes dégagées par les équipes locales dans leurs pays respectifs», déclare Dave Wehner, directeur financier de Facebook.
Prévu pour le second semestre 2019, Dave Wehner, ne précise pas si les ventes réalisées directement en ligne seront intégrées dans le même chiffre d’affaires local.
Facebook a également annoncé une hausse de ses coûts d’exploitation en Europe, qui viendrait gréver ces résultats. Pas sûr que la société de Mark Zuckerberg paye plus d’impôts à l’issue de ces changements.
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La rédaction https://www.frenchweb.fr

Pourquoi TF1 rachète Aufeminin#gerardpocquet

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Pourquoi TF1 rachète Aufeminin

Les discussions ont abouti : TF1 a annoncé mardi son offre ferme pour le rachat de l’éditeur internet Aufeminin. Cette offre consiste à reprendre la participation majoritaire de l’allemand Axel Springer, qui détient 78,4% du capital du groupe Aufeminin. Le solde sera ensuite racheté via une offre publique d’achat au même prix.

Aufeminin valorisé 365 millions d’euros

La chaîne privée propose 38,74 euros par action, soit « une prime de 45,7% sur le prix de clôture du 8 décembre » précise Axel Springer dans un autre communiqué. La reprise de la part détenue par l’éditeur allemand se ferait donc au prix de 286,1 millions d’euros.
L’opération valorise ainsi le groupe Aufeminin à 365 millions d’euros. Axel Springer avait racheté Aufeminin pour 288 millions d’euros en 2007.

Faire d’un chèque plusieurs coups

Pour TF1, il s’agit évidemment de renforcer sa stratégie digitale. Malgré sa position dominante en télévision, la chaine n’a jamais réussi à répliquer de façon efficiente son modèle sur les nouveaux médias pour compenser le ralentissement de son activité historique. Cette opération de croissance externe, d’une ampleur inédite, lui permet donc de faire d’un chèque plusieurs coups :
• Rafler des actifs féminins très prisés des annonceurs, dont la pépite MyLittleParis — et bénéficiant par ailleurs d’une présence à l’international dans 20 pays
• Augmenter la part du numérique dans son chiffre d’affaires : à date sur 2017, Aufeminin a dégagé 79,3 millions d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice net de 5,4 millions d’euros, avec aussi une activité e-commerce développée par MyLittleParis et son offre de box par abonnement. Selon un analyste financier interrogé par Le Monde, les revenus digitaux devraient de la sorte passer de 5 à 10% du chiffre d’affaires total de la chaîne.
• Augmenter l’audience et l’inventaire publicitaire : selon Médiamétrie, le groupe TF1 réunit sur ses sites 15,6 millions de visiteurs uniques par mois, pointant à la dernière place du Top 30 des groupes les plus visités en France. Aufeminin.com engrange sur sa galaxie 19 millions de visiteurs uniques par mois, à la 22ème position. L’audience dédupliquée devrait permettre au nouvel ensemble d’atteindre le haut du classement, à la façon du groupe Le Figaro grâce à l’acquisition de CCM Benchmark en 2015
• Se renforcer en engagement des communautés, en connaissance et ciblage de l’audience, en brand content (à l’instar de l’acquisition de MinuteBuzz il y a un an, dans une opération de moindre envergure), autres savoir-faire développés par Aufeminin
À fin 2016, Aufeminin S.A. comptait 471 collaborateurs, dont 148 en France. Marie-Laure Sauty de Chalon devrait conserver ses fonctions à la tête du groupe Aufeminin à l’issue de l’opération.

A lire sur le même sujet : TF1 veut s’offrir le groupe Aufeminin
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BitGo lève 42,5 millions de dollars pour sécuriser les transactions en cryptomonnaies#gerardpocquet

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Maxence Fabrion

BitGo lève 42,5 millions de dollars pour sécuriser les transactions en cryptomonnaies

Le montant

La start-up américaine BitGo, qui exploite une plateforme de sécurisation des échanges électroniques réalisés en cryptomonnaies, a bouclé un tour de table de 42,5 millions de dollars mené par Valor Equity Partners. David Sacks, ex-COO de PayPal et fondateur de Yammer, réseau social pour les entreprises racheté en 2012 par Microsoft pour 1,2 milliard de dollars, Bill Lee, co-fondateur de Remarq, société rachetée en 2000 par Critical Path pour 265 millions de dollars, et DRW ont également participé à l’opération.

Le marché

Fondée en 2013 par Will O’Brien, BitGo propose des portefeuilles de cryptomonnaies pour sécuriser les transactions réalisées avec les monnaies virtuelles. Chaque portefeuille est multi-signature pour garantir un haut niveau de sécurité. Concrètement, chaque transaction nécessite deux signatures avant d’être exécutée, ce qui permet d’avoir une couche de sécurité qui protège les cryptomonnaies de l’utilisateur contre les programmes malveillants et les attaques informatiques. De plus, les clés privées sont contrôlées par l’utilisateur, de manière à ce que BitGo ne puisse pas avoir accès à sa monnaie virtuelle.
Initialement, la société fournissait uniquement des portefeuilles électroniques pour le bitcoin. Depuis, la jeune pousse californienne s’est diversifiée pour prendre en charge d’autres cryptomonnaies, comme l’ethereum ou le litecoin. BitGo affirme traiter 8 milliards de dollars de transactions chaque mois. Parmi ses clients, la société compte plusieurs plateformes d’achat et de vente de monnaies électroniques, comme Bitstamp, BitBay ou encore OKCoin, ainsi que l’opérateur boursier américain CME Group et la Royal Mint, l’agence chargée de la frappe de la monnaie britannique (la livre sterling).

Les objectifs

Avec ce financement, BitGo prévoit de poursuivre le développement de sa technologie pour séduire davantage d’investisseurs institutionnels. Dans ce sens, la société prévoit également de développer ses activités à l’international.

BitGo : les données clés

Fondateur : Will O’Brien
Création : 2013
Siège social : Palo Alto (Californie)
Activité : plateforme de sécurisation des échanges électroniques réalisés en cryptomonnaies
Financement : 42,5 millions de dollars en décembre 2017
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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs

mardi 12 décembre 2017

Le FEI et le groupe Crédit du Nord signent un accord de 100 millions d’euros pour financer les entreprises innovantes#gerardpocquet

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Le FEI et le groupe Crédit du Nord signent un accord de 100 millions d’euros pour financer les entreprises innovantes 

Le Fonds européen d’investissement (FEI), du Groupe Banque Européenne d’Investissement, ainsi que le groupe Crédit du Nord et ses banques régionales (Courtois, Laydernier, Nuger, Banque Rhône-Alpes, etc…) viennent de signer une opération de partage des risques et de garantie visant à augmenter le volume des prêts accordés aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux ETI innovantes en France. Ces deux prochaines années, plus de 200 prêts à des conditions avantageuses à des PME et à des ETI seront accordés par les banques Crédit du Nord.

Menlo Security lève 40 millions de dollars pour isoler les logiciels malveillants#gerardpocquet

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Menlo Security lève 40 millions de dollars pour isoler les logiciels malveillants

Le montant

La start-up américaine Menlo Security, spécialisée dans la cybersécurité, a bouclé un tour de table de 40 millions de dollars. American Express Ventures, Ericsson Ventures, HSBC, JPMorgan Chase, General Catalyst, Sutter Hill Ventures, Osage University Partners et Engineering Capital ont participé à l’opération.

Le marché

Fondée en 2013 par Amir Ben-Efraim, Gautam Altekar et Poornima DeBolle, Menlo Security a développé une solution pour aider les entreprises à bloquer les logiciels malveillants. Baptisée «Menlo Security Isolation Platform (MSIP)», elle fait office de tampon entre Internet et l’utilisateur de l’appareil. Ainsi, toutes les demandes d’accès Web sont transmises par proxy via MSIP, qui se charge d’isoler le contenu (pages Web, mails…) en ligne dans le cloud pour en ressortir une version plus sûre dans le navigateur, dépourvue de tout logiciel malveillant, de manière à ce que l’utilisateur ne subisse pas de piratage de ses données. «Plus d’un million d’utilisateurs de centaines d’entreprises sont protégés par Menlo Security, sans aucune infection signalée à ce jour», affirme Amir Ben-Efraim, co-fondateur et CEO de la société basée à Palo Alto, en Californie.
Sur le marché de la cybersécurité, les acteurs ne cessent de se multiplier pour proposer de nouvelles solutions de protection aux entreprises. Parmi ces derniers, Darktrace, qui a levé 75 millions de dollars en juillet, développe des solutions de cyberdéfense inspirées des réflexes de défense du corps humain, tandis que ThreatQuotient, qui a levé 30 millions de dollars en novembre, a conçu une plateforme de gestion du renseignement sur les menaces informatiques. De son côté, l’Israélien Hexadite, racheté par Microsoft pour 100 millions de dollars en juin dernier, a mis au point une technologie qui se connecte aux systèmes existants de cybersécurité pour analyser automatiquement les menaces en ligne via l’intelligence artificielle. En début d’année, Microsoft avait fait part de son intention de continuer à investir plus d’un milliard de dollars chaque année dans la recherche et le développement dans la cybersécurité pour les années à venir.
En 2016, 57% des entreprises déclarent avoir été victimes d’une cyberattaque, contre 32% en 2015, d’après une enquête menée par Euler Hermes, spécialiste européen de l’assurance-crédit, et la DFCG, l’association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion. Selon le cabinet CyberSecurityVentures, le marché de la cybersécurité pourrait atteindre 120 milliards de dollars cette année, contre 3,5 milliards en 2004, soit un chiffre multiplié par 35 en seulement 13 ans.

Les objectifs

Ce financement doit permettre à Menlo Security d’accélérer son déploiement à l’international, notamment en renforçant ses équipes commerciales et marketing dans les prochains mois. D’ici fin 2018, la start-up californienne prévoit de passer de 125 employés à l’heure actuelle à près de 200 collaborateurs.

Menlo Security : les données clés

Fondateurs : Amir Ben-Efraim, Gautam Altekar et Poornima DeBolle
Création : 2013
Siège social : Palo Alto (Californie)
Activité : plateforme pour bloquer les logiciels malveillants
Financement : 40 millions de dollars en décembre 2017
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Maxence Fabrion

Journaliste chez Adsvark Media / FrenchWeb - We Love Entrepreneurs